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La question de la légalité des visières fumées revient très souvent dans le monde de la moto. Beaucoup de motards pensent que ces écrans sont totalement interdits, tandis que d’autres les utilisent quotidiennement sans savoir s’ils sont dans leur droit. La réalité est plus nuancée : la visière fumée n’est pas interdite en France, mais son usage est strictement encadré. Rouler avec une visière non conforme peut entraîner une amende et surtout nuire à votre sécurité. Cet article fait le point de manière claire sur ce que dit la loi et sur les bonnes pratiques à adopter.
Visière fumée moto : interdite ou autorisée ?
Contrairement à une idée reçue, la visière fumée n’est pas interdite en France. Elle est parfaitement autorisée à condition d’être homologuée et de respecter une transmission lumineuse minimale d’au moins 50 %. Cela signifie qu’une visière fumée peut être utilisée en pleine journée lorsque la luminosité est suffisante, mais elle devient illégale dès que la visibilité diminue. Les normes à respecter sont les homologations européennes EN 22.05 ou EN 22.06, et le marquage spécifique présent sur la visière permet d’en attester.
En revanche, l’utilisation d’une visière fumée, même homologuée, est strictement interdite de nuit ou dans des conditions de faible visibilité. La loi considère alors qu’elle représente un danger pour le motard et les autres usagers, puisqu’elle réduit fortement la vision.
Quand peut-on rouler avec une visière fumée ?
Il est tout à fait possible d’utiliser une visière fumée lorsque les conditions météo sont bonnes et que la luminosité est suffisante. La visière doit être homologuée, ce qui garantit qu’elle laisse passer au moins la moitié de la lumière naturelle. De nombreuses visières fumées légères ou traitées anti-reflets remplissent ces conditions et sont donc autorisées sur route.
Cependant, dès que la lumière baisse, comme au crépuscule, en sous-bois, dans un tunnel ou par temps gris, une visière trop sombre devient dangereuse. C’est la raison pour laquelle la réglementation impose de rouler avec une visière claire la nuit ou par faible luminosité.
Pourquoi la visière fumée est interdite la nuit ?
La visière fumée est interdite la nuit car elle diminue drastiquement la visibilité du motard. En réduisant la quantité de lumière perçue, elle allonge le temps de réaction, complique la perception des obstacles et rend plus difficile la lecture de la route. Même une visière fumée légère peut poser problème lorsqu’il fait sombre. Pour cette raison, le Code de la route exige une visière claire dès que la luminosité naturelle n’est plus suffisante.
Les visières totalement interdites : noir opaque, iridium, miroir…
Certaines visières sont systématiquement interdites sur route car elles ne respectent pas la transmission lumineuse minimale. Les visières noires opaques, les modèles iridium très sombres, les visières miroir ou encore les versions multicolores arc-en-ciel dépassent largement les limites autorisées. Elles sont réservées à un usage sur circuit, en shooting photo ou pour une utilisation non routière. En cas de contrôle, une visière trop sombre peut entraîner une amende de 68 €, et l’immobilisation du véhicule peut être décidée si la visibilité est jugée insuffisante.
Comment vérifier qu’une visière fumée est homologuée ?
La première chose à vérifier est la présence du marquage européen, généralement indiqué par un E suivi d’un chiffre (E1, E2, E3…). Ce marquage certifie que la visière est homologuée et conforme aux normes en vigueur. La transmission lumineuse doit également être supérieure ou égale à 50 %. La notice du casque mentionne généralement si la visière fournie ou vendue en option est homologuée pour une utilisation sur route. En cas de doute, il est préférable de se renseigner auprès du fabricant ou du revendeur.
Les risques d’une visière trop sombre
Au-delà de la réglementation, une visière trop fumée présente plusieurs risques réels. Elle peut réduire la perception des distances, rendre difficile la vision dans les zones ombragées et compliquer la détection d’un piéton, d’un animal ou d’un obstacle sur la chaussée. De nombreux accidents liés à un manque de visibilité se produisent dans les zones de transition entre lumière et ombre, comme l’entrée d’un tunnel ou un sous-bois dense. Même en journée, un simple changement de luminosité peut devenir problématique si la visière est trop sombre.
Quelles alternatives légales à la visière fumée ?
Les motards qui souhaitent protéger leurs yeux du soleil sans enfreindre la loi disposent de plusieurs solutions. La visière solaire interne est l’une des plus pratiques : elle se déploie en un geste et reste homologuée. Les écrans photochromiques représentent quant à eux la solution la plus polyvalente, puisqu’ils s’adaptent automatiquement à la luminosité en s’assombrissant ou en s’éclaircissant. Enfin, il demeure possible d’utiliser des lunettes de soleil adaptées à la moto, en gardant une visière claire conforme à la réglementation.
FAQ – Visière fumée moto interdit : réponses aux questions fréquentes
La visière fumée moto est-elle interdite ?
Non, elle est autorisée si elle est homologuée et uniquement de jour.
Pourquoi certaines visières sont-elles interdites ?
Les visières noires, miroir ou iridium trop sombres ne respectent pas la transmission lumineuse minimale.
Quels sont les risques légaux ?
Une visière interdite peut entraîner une amende de 68 € et, dans certains cas, une immobilisation du véhicule.
Peut-on rouler la nuit avec une visière fumée ?
Non, même si elle est homologuée, elle devient illégale dès que la luminosité baisse.
Comment savoir si une visière est homologuée ?
Vérifiez le marquage européen (E) et assurez-vous que la transmission lumineuse est d’au moins 50 %.
Conclusion
La confusion autour de la visière fumée moto est fréquente, mais les règles sont simples une fois clarifiées. Une visière fumée homologuée est autorisée de jour, tandis que les modèles trop sombres ou non conformes sont interdits sur route. Pour rouler légalement et en sécurité, il suffit de respecter les conditions d’utilisation et de privilégier les solutions homologuées. Entre visières solaires internes, modèles photochromiques et lunettes adaptées, les alternatives ne manquent pas pour se protéger du soleil sans risquer une amende.
