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Dans l’univers des sportives japonaises des années 90, certaines motos ont marqué les esprits bien au-delà de leur cylindrée. La Kawasaki ZXR400 fait clairement partie de cette catégorie à part.
Véritable réplique miniature des Superbike de l’époque, elle incarne une période où les constructeurs nippons rivalisaient d’ingéniosité pour proposer des machines ultra-performantes dans la catégorie 400 cm³, alors reine sur le marché japonais.
La Kawasaki ZXR400, une sportive née pour le Japon
La Kawasaki ZXR400 apparaît à la fin des années 1980 dans un contexte très particulier : au Japon, la réglementation et la fiscalité favorisent fortement les motos de moins de 400 cm³. Les constructeurs y répondent avec des machines extrêmement sophistiquées, souvent bien plus avancées que leurs équivalents européens.
Kawasaki choisit une approche radicale : proposer une véritable supersport, visuellement et techniquement inspirée des ZXR750 et ZXR1100 engagées en compétition. La ZXR400 n’est pas une sportive au rabais, mais une machine conçue sans compromis.
Un quatre cylindres pointu et technologique
Au cœur de la Kawasaki ZXR400 se trouve un quatre cylindres en ligne refroidi par liquide, double arbre à cames et 16 soupapes. Une architecture exceptionnelle pour cette cylindrée.
Selon les versions et les millésimes, le moteur développe jusqu’à 53 ch (limite réglementaire japonaise), délivrés très haut dans les tours, avec une zone rouge flirtant avec les 14 000 tr/min. Le caractère est clair :
- peu de couple à bas régime,
- montée en régime fulgurante,
- sonorité métallique typique des quatre cylindres japonais.
La ZXR400 s’adresse avant tout aux pilotes qui aiment aller chercher la puissance et exploiter une boîte de vitesses serrée.
Une partie-cycle digne d’une 750
C’est sans doute sur ce point que la Kawasaki ZXR400 impressionne encore aujourd’hui. Son châssis périmétrique en aluminium, directement dérivé de celui des ZXR de plus grosse cylindrée, lui confère une rigidité remarquable.
Elle se distingue par :
- un cadre aluminium massif,
- une fourche inversée (sur certaines versions),
- un bras oscillant renforcé,
- un freinage double disque avant très performant pour l’époque.

Résultat : une moto d’une précision redoutable, extrêmement stable à haute vitesse et incroyablement agile en courbe. Sur route sinueuse ou sur circuit, la ZXR400 peut encore aujourd’hui surprendre des machines bien plus récentes.
Les grandes évolutions de la Kawasaki ZXR400
Les premières générations (H et L)
Les premières versions posent les bases : esthétique agressive, moteur pointu et châssis ultra-rigide. Déjà, la ZXR400 adopte une allure de mini-superbike, avec carénage intégral et position de conduite radicale.
ZXR400 M : la plus aboutie
La ZXR400 M, dernière évolution, est souvent considérée comme la plus désirable. Elle bénéficie :
- d’une mise au point moteur affinée,
- d’une partie-cycle optimisée,
- d’une fiabilité accrue.
C’est également la version la plus recherchée aujourd’hui sur le marché de l’occasion et de la collection.
Une ergonomie radicale, fidèle à l’esprit racing
La Kawasaki ZXR400 ne cherche jamais à être confortable.
- Position basculée sur l’avant,
- repose-pieds hauts,
- guidons bracelets bas.
Tout rappelle que cette moto a été pensée pour attaquer, pas pour cruiser. En contrepartie, le ressenti de l’avant est exceptionnel, et la précision de conduite reste une référence.
Pourquoi la Kawasaki ZXR400 est devenue culte
Longtemps réservée au marché japonais et importée en petites quantités en Europe, la Kawasaki ZXR400 bénéficie aujourd’hui d’un statut particulier :
- rare,
- techniquement impressionnante,
- esthétiquement iconique.
Elle représente l’âge d’or des 400 sportives japonaises, aux côtés des Honda CBR400RR, Yamaha FZR400 et Suzuki GSX-R400.
Conclusion : une sportive sans compromis
La Kawasaki ZXR400 n’est pas une moto raisonnable, ni une machine facile. Mais elle est l’une des plus authentiques sportives jamais produites dans cette cylindrée. Radicalité, précision et caractère moteur en font une moto de passionnés, recherchée par les amateurs de machines pures et mécaniquement ambitieuses.
Aujourd’hui encore, elle symbolise une époque où les constructeurs japonais n’hésitaient pas à repousser les limites techniques, même sur des motos de “petite” cylindrée.
