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Dans l’histoire de la moto sportive, peu de modèles peuvent revendiquer une aura aussi forte que la Yamaha RD 350 LC. Véritable icône des années 80, cette deux-temps a bouleversé les codes en offrant des performances explosives dans un ensemble léger, nerveux et accessible. Encore aujourd’hui, la RD 350 LC reste une référence absolue pour les passionnés de motos de caractère et un symbole de l’âge d’or du deux-temps routier.
La Yamaha RD 350 LC, une révolution technique
Présentée au tournant des années 1980, la Yamaha RD 350 LC marque une rupture majeure dans la gamme Yamaha. Le sigle LC, pour Liquid Cooled, annonce une évolution déterminante : le passage au refroidissement liquide sur un bicylindre deux-temps de grande diffusion.
Cette innovation permet à Yamaha de repousser les limites en matière de puissance, de fiabilité thermique et de régularité des performances. La RD 350 LC s’inscrit ainsi comme l’héritière directe des RD à refroidissement par air, tout en inaugurant une nouvelle ère.
Un bicylindre deux-temps au caractère explosif
Le moteur de la Yamaha RD 350 LC est un bicylindre parallèle deux-temps de 347 cm³, doté de clapets à l’admission et alimenté par deux carburateurs. Sur le papier, la puissance annoncée avoisine les 47 ch, mais c’est surtout la manière dont elle est délivrée qui a forgé la légende.

La montée en régime est brutale, avec un coup de pied caractéristique à l’ouverture des valves, transformant chaque accélération en expérience sensorielle. Légère et vive, la RD 350 LC donne l’impression de performances bien supérieures à sa cylindrée réelle.
Partie-cycle : légère, efficace et sans filtre
La philosophie de la RD 350 LC repose sur la simplicité et la légèreté. Avec un poids contenu autour de 150 kg tous pleins faits, la moto affiche un rapport poids/puissance redoutable pour son époque.
La partie-cycle se compose :
- d’un cadre tubulaire en acier,
- d’une fourche télescopique conventionnelle,
- de deux amortisseurs arrière,
- et d’un freinage à disque à l’avant (puis double disque sur certaines versions).
Si elle exige de l’engagement et du respect, la Yamaha RD 350 LC offre des sensations pures, sans assistance ni artifices, réservées aux pilotes impliqués.

Une moto exigeante, mais terriblement attachante
La RD 350 LC n’a jamais été une moto docile. Son moteur deux-temps réclame :
- une conduite précise,
- un entretien rigoureux,
- une vraie compréhension de sa mécanique.
Mais en échange, elle procure un plaisir brut, aujourd’hui quasiment disparu des motos modernes. Le frein moteur inexistant, la réponse immédiate de l’accélérateur et la sonorité si particulière font partie intégrante de l’expérience.
Évolutions et héritage de la Yamaha RD 350 LC
Au fil de sa carrière, la RD 350 LC évoluera, notamment avec l’arrivée du système YPVS (Yamaha Power Valve System) sur les générations suivantes, visant à lisser la courbe de couple.
Cependant, pour de nombreux puristes, la première RD 350 LC reste la plus authentique, la plus radicale et la plus emblématique.
Elle ouvrira la voie à des modèles mythiques comme la RD 350 YPVS, puis les RZ, avant que les normes antipollution ne sonnent progressivement le glas des deux-temps routiers.
Pourquoi la Yamaha RD 350 LC est devenue une légende
Plus de quarante ans après sa sortie, la Yamaha RD 350 LC conserve un statut à part :
- symbole d’une époque sans concessions,
- moto de performances accessibles,
- machine formatrice pour toute une génération de pilotes.
Aujourd’hui, elle est activement recherchée sur le marché de la collection, avec des cotes en constante progression, notamment pour les exemplaires d’origine ou restaurés dans le respect des spécifications d’époque.
Conclusion : l’essence même de la moto sportive
La Yamaha RD 350 LC n’est pas qu’une moto, c’est un manifeste mécanique. Elle incarne une période où la légèreté, la puissance instantanée et le plaisir de pilotage primaient sur toute autre considération.
Radicale, imparfaite et terriblement vivante, elle reste l’une des motos les plus marquantes jamais produites par Yamaha — et sans doute l’une des plus emblématiques de l’histoire du deux-temps.
