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Dans l’histoire des sportives légères, certaines motos ont acquis un statut presque mythique. Parmi elles, la Yamaha RD400 occupe une place particulière. Apparue à la fin des années 1970, cette sportive bicylindre deux-temps a marqué toute une génération de motards par son caractère vif, son châssis agile et son univers sonore inimitable. Même aujourd’hui, plus de quarante ans après sa sortie, la RD400 reste une machine fascinante pour les amateurs de motos classiques et performantes.
Une sportive deux-temps dans l’âme
À une époque où la plupart des concurrentes misaient sur des moteurs quatre-temps refroidis par air, Yamaha a choisi une voie différente pour sa petite sportive : un moteur bicylindre deux-temps de 398 cc, basé sur la RD350 mais poussé plus loin en couple et en puissance.
Le résultat ? Une moto nerveuse, explosive dans les tours, capable de délivrer une accélération franche et une vivacité rarement ressentie sur des cylindrées similaires à l’époque. Avec un rapport poids/puissance très favorable et une plage de régime large, la RD400 joue dans une catégorie à part : celle où le plaisir brut prime sur la sophistication mécanique.
Une chronologie technique marquante
Les Yamaha RD ont d’abord été introduites avec la RD250, puis la célèbre RD350, avant que Yamaha ne pousse le concept un peu plus loin avec la RD400. Celle-ci adopte un moteur deux-temps à refroidissement liquide, une innovation technique notable à une époque où la plupart des machines utilisaient encore le refroidissement par air. La fiabilité s’en trouve améliorée, tout comme la constance des performances, même en usage soutenu.
La sonorité caractéristique — ce fameux « brap » deux-temps — devient immédiatement reconnaissable, et demeure aujourd’hui l’un des aspects les plus recherchés de cette moto.
Comportement routier : joueuse, agile, vivante
Sur la route, la RD400 impressionne par sa tenue de route vive et intuitive. Grâce à un châssis léger et bien équilibré, la moto se place facilement dans les courbes, incitant le pilote à ouvrir largement la poignée. Les suspensions, simples mais efficaces, absorbent les imperfections tout en gardant un contact rassurant avec le sol.
Bien sûr, l’expérience de conduite d’une RD400 n’a rien à voir avec celle d’une sportive moderne : pas d’ABS, de traction-control ou d’aides électroniques. Ici, tout passe par la sensibilité mécanique, le rythme, le jeu entre l’accélérateur et le cadre, et une communion directe entre l’homme et la machine.
Caractéristiques techniques clés
- Cylindrée : 398 cc
- Moteur : bicylindre en ligne deux-temps, refroidissement liquide
- Transmission : boîte 6 vitesses
- Puissance : environ 45 ch (selon version et époque)
- Couple : vif en bas et milieu de régime
- Poids à sec : ~170 kg (variable selon version)
- Freinage : double disque avant, disque arrière
(Ces chiffres peuvent varier légèrement selon les millésimes et marchés.)
Ce qui fait son charme… et ses limites
Points forts
- Comportement dynamique très joueur
- Moteur deux-temps nerveux et expressif
- Sonorité envoûtante typique des Yamaha RD
- Légèreté et agilité qui donnent envie de jouer avec chaque virage
Points faibles
- Finition et confort datés, surtout pour les trajets prolongés
- Consommation et fumées typiques des deux-temps
- Entretien plus exigeant qu’un quatre-temps moderne
- Disponibilité pièces dépendante de la communauté vintage
Acheter une Yamaha RD400 d’occasion : conseils pratiques
La RD400 n’est pas seulement une moto ancienne : elle est une moto expérientielle. Avant de franchir le pas, voici quelques points essentiels à vérifier :
🔎 Moteur et transmission
- Étanchéité des joints moteur (les deux-temps sont sensibles à l’usure).
- Carburation et réglages : veille à une carburation propre et sans fuites.
- Boîte et embrayage : fonctionnement fluide, sans accrochages.
🔧 Partie-cycle
- Cadre et bras oscillant : aucun signe de choc ou de torsion.
- Suspensions d’origine : vérifier l’état des joints de fourche et des amortisseurs.
- Freinage : disques et plaquettes adaptés à l’usage prévu.
🛠️ Pièces et entretien
- La RD400 bénéficie d’un réseau très actif de passionnés, ce qui facilite la recherche de pièces difficiles à trouver.
- Un bon exemplaire, entretenu régulièrement, peut encore parcourir des kilomètres sans problème majeur — mais un entretien de deux-temps reste plus fréquent qu’un quatre-temps moderne.
Une icône qui ne vieillit pas
La Yamaha RD400 n’est pas simplement une machine ancienne : elle est une expérience de pilotage pure, une immersion dans ce que la moto signifiait pour beaucoup de passionnés à la fin des années 70 et au début des années 80. Nerveuse, sonore, vive et communicative, elle représente une philosophie de roulage rare aujourd’hui : tout sur le pilotage, rien sur les assistances électroniques.
Pour ceux qui cherchent une moto qui demande de l’attention, qui récompense le sens du régime et qui offre une connexion mécanique directe, la RD400 demeure une légende vivante. Une machine qui se mérite… et qui se savoure.
