KTM GS350

KTM GS 350 : l’arme absolue de l’enduro à l’ancienne

Avant que l’enduro ne devienne ultra-technologique, bardé d’électronique et de suspensions sophistiquées, il existait des machines simples, brutales et redoutablement efficaces. Parmi elles, la KTM GS 350 occupe une place à part. Dans les années 80, cette grosse deux-temps autrichienne était l’une des motos les plus craintes… et respectées, aussi bien par les amateurs que par les pilotes chevronnés.

Rustique, puissante et increvable, la GS 350 incarne parfaitement l’esprit Ready to Race bien avant que le slogan n’existe.


Une KTM taillée pour gagner

À une époque où KTM est encore une marque de spécialistes, la gamme GS (Gelände Sport) est pensée pour une seule chose : performer en tout-terrain, sans compromis pour le confort ou l’usage routier.

La GS 350 s’adresse clairement à des pilotes expérimentés. C’est une moto conçue pour les longues spéciales, les terrains cassants, les franchissements difficiles et les courses d’enduro les plus exigeantes.


Un monocylindre deux-temps brutal et endurant

Le cœur de la KTM GS 350, c’est un monocylindre deux-temps refroidi par air, puis par liquide sur les versions plus récentes. Un moteur connu pour son couple impressionnant, surtout à bas et mi-régimes.

Caractère moteur

  • Couple massif dès les bas régimes
  • Montée en régime virile, sans être trop pointue
  • Allonge correcte pour une grosse cylindrée d’enduro
  • Sonorité grave et métallique

Avec environ 45 chevaux selon les millésimes, et un poids contenu autour de 105 à 110 kg à sec, la GS 350 offre des performances redoutables. Elle tracte fort, très fort, et permet de passer presque partout… à condition d’avoir le physique et la technique.


Un châssis fait pour encaisser l’enfer

La KTM GS 350 n’est pas une moto douce. Son châssis en acier, associé à des suspensions à grand débattement, est pensé pour absorber les pires terrains.

Partie-cycle

  • Cadre robuste et tolérant
  • Fourche longue course, efficace mais ferme
  • Amortisseurs arrière conçus pour l’endurance
  • Freinage à tambours (puis disque à l’avant sur certaines versions)

La moto est stable, saine et rassurante à haute vitesse en chemin. En revanche, son gabarit et son moteur imposent du respect dans les passages techniques : ce n’est pas une moto pour débutant.


Caractéristiques techniques principales

  • Cylindrée : 348 cm³
  • Moteur : monocylindre 2-temps
  • Refroidissement : air ou liquide selon version
  • Puissance maximale : ~45 ch
  • Poids à sec : ~105–110 kg
  • Transmission : boîte 6 rapports
  • Démarrage : kick

Des chiffres simples, mais redoutablement efficaces sur le terrain.


Un look fonctionnel et sans fioritures

La KTM GS 350 ne cherche pas à séduire par le design :

  • Plastiques anguleux
  • Réservoir imposant
  • Selle étroite et ferme
  • Coloris orange emblématique KTM

Tout est pensé pour l’efficacité, la facilité de réparation et la robustesse. Pas de superflu, juste ce qu’il faut pour aller vite et loin.


Les points forts et les limites de la GS 350

👍 Points forts

  • Couple moteur exceptionnel
  • Robustesse légendaire
  • Efficacité en franchissement
  • Simplicité mécanique
  • Véritable moto d’enduro “pure”

👎 Points faibles

  • Moto physique et fatigante
  • Vibrations marquées
  • Démarrage parfois capricieux à chaud
  • Freinage daté sur les versions à tambours
  • Peu adaptée aux débutants

Acheter une KTM GS 350 aujourd’hui

La GS 350 est devenue une moto très recherchée par les amateurs d’enduro vintage et de compétitions classiques. Sa réputation de fiabilité en fait une base idéale pour rouler encore aujourd’hui.

Points à vérifier avant achat :

  • État du cylindre et du piston
  • Jeu de bielle et vilebrequin
  • Boîte de vitesses (sélecteur, crabots)
  • Suspension (souvent fatiguée)
  • Disponibilité et authenticité des pièces

Bonne nouvelle : les pièces restent relativement disponibles, et la mécanique simple permet un entretien maison sans outillage sophistiqué.


Une vraie moto d’homme… et de terrain

La KTM GS 350, c’est l’enduro dans sa forme la plus brute. Une moto qui ne triche pas, qui demande de l’engagement, mais qui le rend au centuple en efficacité et en sensations. Elle symbolise une époque où l’enduro était une affaire de physique, de mécanique et de mental.

Aujourd’hui encore, elle reste une machine redoutable, capable de rappeler à beaucoup ce que signifie vraiment “piloter”.